Dès son plus jeune âge, Matthew a toujours fait partie du monde du sport. 
 

« Je me souviens de la première fois que j’ai assisté à une compétition de natation de mon père au Centre Claude-Robillard, l’adrénaline et l’énergie que j’avais ressenti au moment que je l’encourageais. Je savais dès ce moment que je voulais être un sportif moi aussi pour devenir un « champion » comme mon père. »
 

C’est vers l’âge de 5 ans qu’il débute la natation et le Kung Fu. À l’âge de 10 ans, il devient le plus jeune entraîneur de Kung Fu de son école, et démontre déjà des techniques avancées à des élèves qui ont 3 à 4 fois son âge.
 

C’est cette même année qu’il fait son entrée sur la scène de la natation de compétition. Bien qu’il ne sera jamais classé parmi les plus grands à avoir pratiqué ce sport,  Matthew sera louangé par ses entraîneurs en raison de son intensité, son éthique de travail et sa détermination.  Il consacrera non moins de 14 heures par semaine, soit 7 entraînements par semaine en raison de 2 heures par séance. Déjà à ce jeune âge, on voit son amour pour le dépassement de soi, plutôt que de seulement viser les grands honneurs.

 

Sa feuille de route ne s’arrête pas là. À la fin des années 90, Matthew joint le baseball de compétition et cette fois, il atteindra les grands honneurs. Formant un duo d’enfer avec son père qui est alors entraîneur de l’équipe, ils remporteront 3 championnats consécutifs, incluant une saison parfaite et le trophée du meilleur joueur de l’année est remis à Matthew lors de cette saison.
 

Après le Kung Fu, la natation, le baseball…quoi de mieux que de retourner aux sports de combat. Matthew débute la boxe olympique en 2001 et sera entraîné par certains des plus talentueux entraîneurs du monde de la boxe québécoise, dont Abe Pervin, Ibrahim Besmi et François Duguay.  Il côtoiera à l’entraînement les champions du monde Éric Lucas et Leonard Dorin. C’est par contre lors de ses séances d’entraînement physiques privés avec André Kulesza que Matthew prendra goût à l’entraînement physique.
 

Diplômé de l'Université de Varsovie, Mr. Kulesza a un doctorat en éducation physique, une maîtrise en biomécanique, des certificats de toutes sortes. Il est de la vieille et riche tradition sportive d'Europe de l'Est. Il a été conseiller des équipes olympiques canadiennes à Los Angeles en 1984 et à Séoul en 1988.
 

André Kulesza deviendra un important mentor pour Matthew. En plus de toutes les techniques et stratégies d’entraînement,  il lui fera comprendre quelque chose de crucial.
 

« Je me souviens encore de la première fois qu’il m’a fait sauter par-dessus des haies olympiques en bois. Je mesurais à peine 5 pieds, et je me disais que c’était impossible de sauter par-dessus cela à mon âge et avec ma grandeur. J’ai sauté, BANG, les deux genoux sur la haie. Il m’a fait recommencer jusqu’à ce que j’aie les genoux en sang. Jusqu’au moment où il me dit, je vais enlever la haie. Ferme les yeux, et saute du plus haut que tu peux. Je ferme les yeux, je saute. J’ouvre les yeux, et il n’avait jamais déplacé la haie. C’est à ce moment que j’ai compris que la plupart de nos limites physiques, ne sont en fait que des limites psychologiques. Le mental est la clé du succès dans le sport. »
 

Ces années sous l’aile de Kulesza seront marquantes pour Matthew, car aucune étude ne peut remplacer l’expérience qu’il a reçu sous son mentorat.

 

Vers l’âge de 18 ans, Matthew décide d’appuyer officiellement sur pause en ce qui a trait au sport de compétition pour se diriger vers de nouveaux défis personnels. Après avoir passé la majorité des 13 dernières années dans une piscine ou un gymnase, il considère qu’il n’a plus le cœur à la compétition.
 

Après plus de 2 ans en retrait, Matthew sent qu’il « lui manque quelque chose ». Le sport ayant toujours fait partie de sa vie, il y a maintenant un vide. Bien qu’il ne veut pas retourner dans le monde de la compétition, il recommence à s’entraîner par lui-même, et à se donner de hauts standards.
 

« Je me souviens, ma première journée de retour au gymnase…j’ai repris là où j’avais arrêté il y a deux ans. Mon corps m’a fait comprendre le lendemain que je devrais refaire les étapes de départ. Je n’arrivais plus à m’habiller par moi-même, j’ai eu toutes les difficultés à marcher cette journée. Cela m’a pris environ 1 semaine m’en remettre »
 

Celle qui deviendra plus tard sa femme, décide de le supporter et s’entraîner avec lui lors de sa remise en forme.
 

« Les deux premières années, je m’entraînais plutôt à un niveau récréatif. Matt était mon entraîneur. Il me donnait des conseils, des programmes. Mais je n’étais pas 100% assidue. Puis, comme la plupart des gens, je me suis lassée de l’entraînement. Je n’avais plus le goût du tout. J’ai demandé à Matt comment il faisait pour se motiver. »
 

« Je me souviens de lui avoir dit que la seule façon de me motiver, c’était lorsque je me donnais des objectifs complètement fous, avec lesquels je devrais m’entraîner à une intensité si élevée que tous les muscles de mon corps allaient vouloir flancher. Lorsque j’atteins cet état, l’adrénaline, le désir de vaincre, la fierté des résultats…il n’y a rien comme cela. C’est « ça » ma drogue. »
 

Josiane demanda alors à son futur mari un programme complètement débile que même lui trouverait difficile. Et depuis le premier entraînement qui suivi, elle attrapa la piqûre de l’entraînement. Cela fait maintenant quasi 3 ans qu’elle s’entraîne à haute intensité, et n’a pas l’intention d’arrêter.
 

« Avant, j’étais celui qui l’encourageait à s’entraîner. Maintenant, c’est parfois elle qui me dit de me donner « un coup de pied au cul » et de venir m’entraîner »
 

« Il avait changé ma vie, et je lui ai dit qu’il pourrait changer la vie de plusieurs s’ils le voulaient »

Sans le savoir,  c’est à ce moment précis que TakeoSports.com est né.
 

« Au début, c’était anodin. Certains de mes amis me demandaient des conseils, je leur donnais des programmes d’entraînement, j’allais les supporter au gymnase, etc.  Puis un jour, un ami qui habitait à 3 heures de route de chez moi me demande des questions et je décide de m'installer dans mon garage et de lui faire une vidéo pour lui expliquer les exercices. »
 

Une fois la vidéo sur Youtube, Matthew s’aperçoit que plus de 200 personnes l’ont visionnée en 24 heures.
 

« Je me suis dit que ça devait être une erreur, alors j’en ai fait une deuxieme »
 

500 visionnements en 24 heures cette fois. C’est à ce moment précis que TakeoSports.com est devenu ce qu’il est aujourd’hui. Matthew et Josiane décidèrent de créer la chaîne Youtube et de développer des entraînements accessibles à tous, gratuit, rapides et à la maison.

Le désir d'aider, une simple garage et un couple partageant une passion est tout ce qui était nécessaire pour que TakeoSports.com devienne une chaîne avec plusieurs millions de visionnements.
 

« Vous savez, au départ, ce qui est assez marrant est que plusieurs personnes partageaient nos vidéos pour se moquer de mon accent Québécois. Mais à travers ceux qui se moquaient de mon accent, certains ont vu la qualité et le potentiel de nos capsules. Et c’est ainsi que nous avons développé une vraie base de fans. »
 

Est-ce que le sport de compétition lui manque aujourd’hui?
 

« Pas du tout. Oui, il y a une certaine énergie et adrénaline lorsque les gens t’encouragent que tu remporte une compétition. Mais il n’y a rien qui atteint l’adrénaline du dépassement de soi. Je n’ai pas besoin de l’approbation des autres sur mes résultats, car il n’y a rien comme ressentir une fierté envers soi-même. Et avec TakeoSports.com, c’est ce que je veux amener. »
 

Le reste de l’histoire est en cours…

Le couple derrière TakeoSports.com

Une histoire unique

Matthew accompagné de son entraîneur François Duguay

Matthew accompagné du champion du monde Leonard Dorin